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Une économie canadienne qui se porte bien à l’approche du 150e anniversaire, mais des défis se profilent à l’horizon

Tandis que le Canada célèbre son 150e anniversaire, un retour à la croissance dans les provinces riches en ressources naturelles et de belles performances continues dans le reste du pays soutiendront une croissance économique solide en 2017. Au-delà, toutefois, la croissance sera de plus en plus limitée par le vieillissement de la population et une amélioration timide de la productivité.

Ottawa, le 27 juin 2017 – Tandis que le Canada célèbre son 150e anniversaire, un retour à la croissance dans les provinces riches en ressources naturelles et de belles performances continues dans le reste du pays soutiendront une croissance économique solide en 2017. Au-delà, toutefois, la croissance sera de plus en plus limitée par le vieillissement de la population et une amélioration timide de la productivité.

Alors que l’économie a affiché pendant deux décennies, jusqu’à la récente récession, une croissance annuelle moyenne de 2,7 %, ces 20 prochaines années, les Canadiens devront s’habituer à une nouvelle norme, c’est-à-dire à une croissance de tout juste 1,8 % en moyenne, selon un nouveau rapport du Conference Board du Canada.

« La croissance du PIB nettement supérieure à 2 % enregistrée cette année marque un sursis momentané avant que le Canada entame une trajectoire de croissance moindre. En quittant la population active en grand nombre, la cohorte du baby-boom transformera l’économie canadienne, qui disposera d’un bassin de main-d’œuvre plus réduit et dont la croissance tendancielle (ou croissance potentielle) diminuera sur les 20 prochaines années. Cela aura des conséquences importantes pour les Canadiens, les entreprises et tous les ordres de gouvernement », explique Matthew Stewart, directeur adjoint, Prévisions nationales, le Conference Board du Canada.

Faits saillants

  • L’économie canadienne enregistrera en 2017 une croissance nettement supérieure à 2 %, ce qui est solide, mais ne marque qu’une accélération passagère.
  • Le tassement de la croissance tendancielle est le contrecoup du départ à la retraite de la génération du baby-boom. L’immigration sera essentielle pour limiter le ralentissement de la croissance de la population active.
  • Malgré une faible performance ces dernières années, l’investissement des entreprises devrait augmenter sensiblement à long terme, les entreprises remplaçant par des capitaux une main-d’œuvre qui se raréfie.

La création d’emplois a commencé à augmenter dans la seconde moitié de 2016 et elle continue d’être dynamique en 2017. Le marché du travail se resserrera graduellement dans l’ensemble du pays ces 20 prochaines années en raison du vieillissement de la population et du ralentissement de la croissance de la population active. Entre 2020 et 2040, la sortie de la génération du baby-boom de la population active entraînera une augmentation des salaires, car les entreprises se disputeront les travailleurs qualifiés. Cela pourrait motiver des baby-boomers plus jeunes à repousser leur départ à la retraite de quelques années, ce qui aiderait à compenser un peu la pression à la baisse négative sur le taux de participation.

L’augmentation des dépenses réelles des ménages devrait considérablement ralentir jusqu’en 2021, leur endettement continuant d’atteindre de nouveaux sommets et les consommateurs comptant principalement sur des hausses de revenu pour alimenter la consommation. Cependant, l’augmentation prévue des salaires due au resserrement du marché du travail permettra aux consommateurs en âge de travailler de dépenser plus. Parallèlement, la génération du baby-boom commencera à dépenser son épargne-retraite. La part des services dans les dépenses des ménages ne cessera d’augmenter, avec une demande croissante de services médicaux, de transport et de santé, ce qui contribuera à une croissance plus forte dans le secteur des services que dans les industries productrices de biens au cours des 20 prochaines années.

En dehors du vieillissement de la population, un investissement des entreprises obstinément faible reste préoccupant pour l’économie canadienne. Cet investissement a reculé de 43 G$ sur les années 2015 et 2016. L’investissement dans le secteur de l’énergie est responsable de près de 80 % de ce recul, mais l’investissement hors énergie a également diminué ces deux dernières années. Entre 2022 et 2040, les industries devraient s’adapter aux pénuries de main-d’œuvre, à l’augmentation des salaires et à une concurrence internationale plus vive en investissant sensiblement plus dans des innovations et des équipements destinés à améliorer la productivité. En plus d’une amélioration de la qualité du travail, la productivité devrait connaître elle aussi une amélioration par rapport à ces derniers temps.

Les pressions à la hausse de la demande que connaissent les systèmes de santé et les paiements publics liés à l’âge, comme la Sécurité de la vieillesse (SV), pèseront sur les budgets des services sociaux des paliers fédéral et provinciaux. Des engagements supplémentaires à financer les infrastructures, à fournir plus de fonds pour les Autochtones et à verser des prestations pour enfant plus généreuses accentueront aussi les pressions.

Le Conference Board du Canada produit chaque année le Canadian Long-Term Outlook: Mid-Year Update. Ces prévisions comprennent des perspectives à 20 ans qui mettent l’accent sur la démographie, le marché du travail, la politique monétaire et budgétaire, les dépenses des ménages, l’investissement et le commerce, et la production potentielle (le plus haut niveau de croissance économique qui peut être atteint sans déclencher de pressions inflationnistes). Le Canadian Long-Term Outlook: Mid-Year Update est disponible dans notre bibliothèque électronique e-library.


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