Environnement

[ October 2008 ]
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Crise actuelle : les données économiques fondamentales ont encore de l’importance

  • Le présent malaise économique, y compris la crise de confiance à l’égard du système financier, passera.
  • Les cadres structurels, la croissance de la productivité et l’innovation, entre autres données économiques fondamentales, ont encore de l’importance.

Le saviez-vous?

Le Canada génère davantage de déchets par habitant que n’importe quel autre pays du groupe de comparaison du Conference Board. Il est aussi l’un des plus importants émetteurs de gaz à effet de serre (GES) par habitant au monde.

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Environnement : mise en contexte

À ce chapitre, le but premier du Conference Board est de mesurer la qualité de vie offerte au Canada et dans des pays comparables. N’oublions pas cependant qu’un pays ne doit pas seulement afficher une qualité de vie élevée, il doit aussi montrer que cette haute qualité de vie durera. Le Canada a pour défi de réduire son empreinte écologique — plus particulièrement les émissions de GES, la production de déchets et l’utilisation des eaux —, tout en favorisant une croissance économique constante.

Comment le Canada se compare-t-il à des pays semblables?

Le Canada arrive presque dernier — 15e sur 17 pays — et obtient une note globale de « C » en ce qui a trait à l’environnement dans son bilan comparatif. Quinze indicateurs servent à évaluer la performance environnementale par rapport à six aspects : la qualité de l’air, la production de déchets, la qualité et la quantité d’eau, la biodiversité et la conservation, la gestion des ressources naturelles ainsi que les changements climatiques et l’efficacité énergétique. Le Canada reçoit un « B » pour huit des quinze indicateurs cernés. Cependant, son faible rendement relativement aux changements climatiques, à la consommation d’eau et à la production de déchets forcent une révision à la baisse de son classement global. Les pays nordiques — la Suède, la Finlande et la Norvège — de même que la Suisse obtiennent les meilleurs résultats, qui leur valent un « A » pour leur performance environnementale. Les seuls pays classés derrière le Canada sont l’Australie et les É.-U., comme en témoigne leur « D ».

La géographie et la structure industrielle influent-elles sur la performance environnementale?

Oui. Les trois pays les plus faibles à ce chapitre sont les É.-U., l’Australie et le Canada. Ils possèdent les territoires les plus vastes, en plus de figurer parmi les économies les plus dépendantes des ressources au sein de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Non seulement les industries spécialisées dans l’extraction et la transformation des ressources utilisent-elles souvent beaucoup d’eau, mais elles peuvent nuire encore plus à la qualité de l’air locale. De plus, les distances plus longues impliquent de plus grandes quantités d’énergie pour transporter les personnes et mener les biens là où ils seront consommés, ce qui se traduit par des émissions de GES plus élevées. Ces facteurs sont des obstacles à surmonter — par la technologie, l’innovation, l’efficience et l’adoption de nouveaux comportements — pour améliorer la performance environnementale du Canada.

La performance environnementale du Canada s’améliore-t-elle?

La performance environnementale du Canada est mitigée : le CBC a relevé des améliorations dans certains secteurs, mais une stagnation ou un recul dans d’autres. La note globale de « C » révèle toutefois que le Canada ne prend pas les mesures nécessaires pour atteindre la durabilité sur le plan environnemental.

Le Canada a amélioré son rendement, ces vingt dernières années, en ce qui a trait aux principales mesures de la qualité de l’air — les pluies acides et le smog. D’autres pays, comme l’Allemagne, la Belgique et les Pays-Bas, ont cependant marqué des points plus rapidement à ce chapitre.

Les émissions de GES par habitant au Canada se sont accrues entre 1990 et 2004, si bien qu’elles sont maintenant parmi les plus élevées au monde. La principale raison de cet accroissement tient à la hausse des exportations des produits pétroliers, gaziers et forestiers, entre autres. Si ces marchandises sont exportées, les émissions de GES résultant de leur production ne le sont pas. Le défi du Canada consistera à diminuer davantage les polluants atmosphériques urbains et régionaux en misant sur les politiques de lutte contre la pollution, les progrès technologiques, les économies d’énergie et les stratégies propices au développement durable des transports.

La production de déchets par habitant au Canada n’a jamais cessé d’augmenter depuis 1980. Aujourd’hui, nous générons plus de déchets par habitant que n’importe quel autre pays de l’OCDE.

Le Canada a fait des progrès au niveau de l’intensité de l’utilisation de ses ressources forestières (le ratio de récolte de bois par rapport à la croissance). L’intensité énergétique du Canada (le ratio de l’utilisation d’énergie par rapport au PIB) a aussi diminué grâce à l’adoption de technologies moins énergivores et à l’évolution de la structure industrielle, désormais plus axée sur les services que sur les industries à forte consommation d’énergie. Il faudra accroître la part de l’énergie renouvelable dans la consommation d’énergie totale pour réussir à atténuer les effets des changements climatiques.