Le Canada ressent plus que bien d’autres pays les effets des événements et des tendances qui se produisent ailleurs dans le monde. En tant que petit pays, il est à la merci d’une économie mondiale qui peut être tantôt clémente, tantôt hostile, ou — comme c’est le cas ces derniers temps — les deux à la fois.
Dans son bilan comparatif annuel, commencé il y a 12 ans, le Conference Board offre aux Canadiens un portrait d’eux-mêmes dans le contexte international. Il est facile d’applaudir ses réalisations et de déplorer ses échecs lorsqu’on ne regarde que sa propre action. Mais cette tendance peut devenir un leurre qui nous empêche de tirer des enseignements d’autrui — un leurre qui peut nous mener vers l’illusion.
Les règles du jeu ont changé. Dans la nouvelle économie mondiale — où les entreprises étendent leur production aux quatre coins du monde à la recherche d’une efficacité supérieure et de coûts inférieurs pour chacune des composantes du produit final, et où la concurrence est vive en matière d’investissements étrangers et de commerce international — , le Canada doit améliorer son rendement non seulement dans l’absolu, mais aussi par rapport aux autres.
Le Conference Board a entrepris cet exercice de comparaison pour deux raisons. Premièrement, il voulait procéder à un examen objectif du rendement économique, social et environnemental de notre pays par rapport à celui d’autres pays. Les Canadiens étaient devenus trop sûrs à l’égard de leur position dans le monde. Deuxièmement, pendant que les Canadiens se contentaient d’avancer lentement mais sûrement, d’autres pays se réinventaient. Le Conference Board a éprouvé le besoin de cerner les pratiques exemplaires de pays comparables au Canada et d’en tirer des enseignements, afin que les Canadiens puissent améliorer et maintenir leur qualité de vie supérieure.